Quels sont les 10 principales maladies des chevaux?
Les chevaux, comme tous les animaux, peuvent être affectés par diverses affections qui peuvent altérer leur bien-être et leur performance. Voici une présentation simple et complète des 10 maladies les plus fréquentes chez le cheval, pour aider les propriétaires et passionnés à mieux les reconnaître et prévenir leurs effets.
La colique est un terme général désignant une douleur abdominale liée à des troubles digestifs.
Causes : déséquilibres alimentaires, constipation, gaz, torsion intestinale, parasites.
Symptômes : agitation, roulades, regard anxieux, sudation, perte d’appétit.
Importance : Une colique peut être bénigne ou évoluer en urgence vitale nécessitant une intervention vétérinaire rapide.
Prévention : gestion rigoureuse de l’alimentation, accès à de l’eau propre, vermifugations régulières.
Les ulcères sont des lésions de la muqueuse de l’estomac, très fréquents chez le cheval, notamment chez les sportifs.
Causes : stress, alimentation pauvre en fibres, traitement prolongé aux anti-inflammatoires, travail intensif.
Symptômes : baisse de performance, irritabilité, perte d’appétit, maigreur.
Traitement : médicaments protecteurs de la muqueuse gastrique.
Prévention : alimentation riche en fibres (foin), alimentation fractionnée, limitation du stress.
Inflammation d’un tendon, fréquente chez les chevaux sportifs.
Causes : surmenage, mauvaise foulée, sol inadapté.
Symptômes : boiterie, chaleur et gonflement localisés, douleur au toucher.
Traitement : repos, soins locaux (glace, bandages), rééducation progressive.
Prévention : échauffement adapté, terrain approprié, surveillance régulière.
Maladie dégénérative des articulations provoquant une inflammation chronique.
Causes : vieillissement, surmenage, microtraumatismes répétitifs.
Symptômes : boiterie chronique, raideur, diminution de la mobilité.
Traitement : anti-inflammatoires, compléments articulaires, gestion du poids.
Prévention : surveillance de la locomotion, limiter les efforts excessifs, soins réguliers.
Trouble de développement du cartilage et de l’os sous-jacent, touchant les jeunes chevaux.
Causes : croissance rapide, mauvaise alimentation, facteurs génétiques.
Symptômes : boiterie intermittente, gonflement d’articulations, douleurs.
Traitement : parfois chirurgie, repos, contrôle alimentaire.
Prévention : alimentation équilibrée, éviter la prise de poids excessive.
Maladie virale contagieuse qui affecte les voies respiratoires.
Causes : virus de l’herpès équin (EHV-1 ou EHV-4).
Symptômes : fièvre, écoulement nasal, toux, fatigue.
Conséquences : avortement chez la jument, atteinte neurologique possible.
Prévention : vaccination, isolement des chevaux infectés, bonnes conditions d’hygiène.
Deux maladies parasitaires transmises par les tiques.
Piroplasmose : causée par un protozoaire provoquant une anémie sévère.
Maladie de Lyme : infection bactérienne pouvant causer des boiteries.
Symptômes : fièvre, faiblesse, boiteries, urine foncée (piroplasmose).
Traitement : antiparasitaires ou antibiotiques.
Prévention : contrôle des tiques, traitements anti-parasitaires réguliers.
Infection bactérienne de la peau apparaissant surtout lorsque le cheval reste longtemps humide.
Causes : exposition prolongée à l’humidité, bactéries Dermatophilus congolensis.
Symptômes : croûtes, zones squameuses, perte de poils.
Traitement : soins locaux antiseptiques, antibiotiques.
Prévention : abri et séchage rapide après pluie, éviter l’humidité prolongée.
Maladie respiratoire chronique provoquant une gêne à la respiration.
Causes : inhalation prolongée de poussières, moisissures, allergènes.
Symptômes : toux, essoufflement, écoulement nasal, fatigue.
Traitement : anti-inflammatoires, bronchodilatateurs, amélioration de l’environnement (poussière réduite).
Prévention : bonne gestion des litières, ventilation des écuries, réduction des poussières.
Tumeurs cutanées fréquentes chez le cheval, d’origine virale (papillomavirus équin).
Symptômes : masses cutanées souvent sur la tête, le cou, les membres, parfois gênantes.
Traitement : cicatrisation par chirurgie, cryothérapie, ou traitements locaux.
Prévention : difficile, éviter les blessures cutanées et insectes vecteurs.
Chacune de ces maladies illustre un aspect différent de la santé équine, que ce soit le système digestif, locomoteur, respiratoire, immunitaire ou cutané. Un cheval bien suivi, avec une alimentation adaptée, un environnement sain et une surveillance régulière, a de meilleures chances d’échapper à ces affections. En cas de doute ou de symptômes, n’hésitez pas à faire appel à un vétérinaire spécialiste équin pour un diagnostic précis et des soins adaptés.
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